10000Visions

10, 000 Chroniques de Disques, Lives & autres.

Lundi 24 mai 2010 à 19:11

http://c2.ac-images.myspacecdn.com/images02/47/l_3b8eb20e23f54f5cbfb03022ec1a672d.jpgSpirit of Moondog (Rétrospective Moondog)
Le Samedi 22 Juin 2010
Au Château des Ducs de Bretagne
Durée : 2 heures
-->Ouverture par les élèves du Conservatoire de Nantes accompagnés par Stefan Lakatos.
Evènement organisé par l'association Mukhayyar dans le cadre "Musique au Château"

Stefan Lakatos - Trimba et Percussions
Dietmar Schmahl - Saxophone Ténor
Güner Menger - Saxophone Alto, Didgeridoo & Shruti-Box
Jünder Bebenroth - Saxophone Soprano & Clarinette
Norbert Geis - Saxophone Alto & Flûte
Andreas Lensing
- Saxophone Baryton & Clarinette Basse
Thomas König - Saxophone Basse

Par Brieuc & Guillaume
Je vais être très bref. Pour terminer mon cycle de trois articles sur l'artiste Louis Thomas Hardin allias Moondog, voici une rapide chronique du concert joué par le groupe Spirit of Moondog au sein du château des Ducs de Bretagne.

Evidemment, nous devons remercier Amaury et ses deux copains (Antoine est très chouette d'ailleurs). Ils ont pris la peine, dans le cadre de leurs études en communication, de faire venir le disciple de Moondog : Stefan Lakatos. Lakatos possède la Trimba unique de Moondog (sur la photo, à côté du bonhomme en rouge) mais a surtout bénificié de ses conseils et de son éducation, faisant de lui, l'héritier du barbu à cornes. Mais quand un Cornut à Barbes le fait venir, c'est là que ça devient interessant. Lui et ses 6 musiciens (tous aussi bons, en particulier Güner, qui a su assurer comme un Dieu au didgeridoo) ont réussi va faire revivre l'esprit de Moodog au sein de notre beau château. En plus de ça, c'est ouvert par quelques musiciens du conservatoire, qui ont plutôt bien jouer (en sachant que la musique de Moondog est très difficile à jouer) avec Stefan. Trois morceaux certes (dont le premier qui flottait un peu), mais Bird's Lament fut extremement bien jouée.

C'est ensuite qu'arrivent les membres du groupe de Stefan Lakatos. Emsemble, ils joueront une quinzaine de titres de Moondog, parmis eux, l'excellente Dog Trot qui a ouvert et fermé le concert du groupe - c'est là où le didgeridoo fut utilisé - mais aussi Rabbit Hop et Bumbo (enfin bon je tenterais de piquer la set-list à Amaury). Mais en 1er rappel, ils ont surtout offert une adaptation de Lament 1 Bird's Lament avec énormèment de sincèrité et beaucoup de beauté. C'était vraiment magnifique, vraiment. Juste avant ça, ils ont joué un morceau plutôt sympa sur la ville de Paris. En plus de ça, Stefan nous a fait part d'un joli solo de 10 minute sur sa Trimba et nous a expliqué dans un anglais très bien dicté des points sur la vie de Moondog, ainsi que des anecdotes (comme par exemple, l'explication du mot Loneliness par Moondog).

  Etant venu plutôt à l'avance avec Guillaume, pour saluer tout le monde et aider a installer les bidules et autres trucs j'ai eu la chance de rencontrer Stefan Lakatos un type bien chouette et sympathique, lui serrer la main, être pris en photo avec lui grâce à Amaury qui lui a d'ailleurs déclaré que j'étais le plus jeune fan de Moondog.


Enfin pour l'instant voilà la set-list qui devait être jouée :
Dog Trot
Down is Up
Tout Suite
Tell me, tell me
Trimba solo
Elf Dance
Canon
Thor and the Midgard Serpent
Rabbit Hop
intermission
Bumbo
Troikan (Wind River Pow-wow)
Armies Contending
An Owl
Single Foot
See the Tree
Birds Lament
Paris
Encore:
Golden Fleece
Man is the Joy of Man
If the audience are hardcore:
Rainbow Bridge



(Au cas où vous le sauriez pas, Robinet c'est le profil de Guillaume et Cuberisheep c'est le mien)

Dimanche 23 mai 2010 à 20:25

http://1.bp.blogspot.com/_2T15FI3POt8/Sez8TZA93jI/AAAAAAAADeI/MmrdnjuILlE/s400/Moondog_Moondog.jpgMoondog - Moondog (1969)
Par Brieuc
Et bien je me lance! Louis Thomas Hardin, de son surnom Moondog était un compositeur américain alliant contemporain au classique en passant par la musique de rue, le tout bercé par un Free-Jazz sans précédent et de la World Music. Né en 1916 à Marysville dans le Kansas et mort en 1999 en Allemagne (Münster, plus précisèment).

Le grand drame de la vie de Moondog fut en 1932, année où un baton de dynamite lui explosera à la figure, et il finira aveugle pour toute sa vie. Seulement voilà, même si il était aveugle, Moondog était un musicien à l'oreille absolue, et crée des sonorités qui nous installent dans un immense confort d'écoute et surtout procure un plaisir incroyable.

Grâce aux expériences musicales et rythmiques indiennes qu'il a vécu enfant, puis aux études de musique et d'harmonie pour aveugles (où il apprendra de l'orgue, du violon et du piano), il va accèder au monde de la musique puis ira à Menphis en 1943 (grâce à une bourse). Ensuite, il vivra les 30 années suivantes de sa vie à New York. Il y rencontrera des musiciens classicos comme Leonard Bernstein et Arturo Toscanini ou encore des Jazzmans tels que Charlie Parker et Benny Goodman. Il fera aussi la rencontre de Philip Glass, ce dernier l'hébergera et lui fera connaître Terry Riley et Steve Reich, admiratifs de son travail. Mais les procédés d'Harmonie et de rythme ne plairont guère à Moondog.

Mais il va se couper peu à peu de la musique sérieuse à cause de son style vestimentaire : une grande barbe et des longs cheveux (rapprochement avec Jesus) mais aussi un costume de viking (casque, cape) inspiré par le Dieu Thor de la mythologie Scandinave. Ce style vestimentaire lui vaudra le nom de "The Viking of the 6th Avenue" (Le Viking de la 6e avenue) en 1949 (deux ans après s'être fait surnommé Moondog) dû au fait qu'il joue dans la rue, et qu'il s'installe dans les Clubs Jazz de la 6eme avenue.

Il démarre sa carrière discographique en 1953 (avec l'album Moondog & his Friends) puis continuera avec 3 albums chez Prestige (Moondog Caribea, More Moondog et The Story of Moondog) puis chez Columbia où il enregistrera ses trois meilleurs disques (à savoir celui de 1969 - dont je vous parle - et de 1971 mais aussi Moondog In Europe), puis un peu plus d'une demi-douzaine d'albums dont le fameux excellent Elpmas (1992), manifeste contre les mauvais traitements à l'encontre du peuple aborigène. Mais je vais tenter de ne pas m'attarder sur la discographie. Moondog démarrera donc sa carrière dans un aspect plus Jazz. Puis dans les années 1970, sortira 4 albums où il fera apparaître de l'orgue, et ils constitueront des pièces indispensables dans sa discographie ; les années 1980 seront plus calmes car il se consacrera à d'interminables voyages ; Enfin, Hardin terminera sa vie avec trois albums mémorables (à savoir Elpmas en 92 ainsi qu'un album de titres de Moondog revisités Sax Pax for a Sax en 94 puis Big Band en 95)

Son dernier concert sera livré dans la ville de Arles en France (le 1er jour d'Août 1999) puis un mois après, décède dans l'hôpital évangélique de Münster en Allemagne le 8 septembre 1999, laissant dérrière lui une oeuvre non très populaire mais incroyable.

(Je remercie en particulier Amaury grâce à qui j'ai pu me documenter pour faire cette biographie non très réussie car j'ai pioché des éléments un peu partout, surtout dans ses deux parties sur la vie de Moondog Prelude puis Ricercare). Enfin bon, si vous êtes interessé par Moondog, n'hésitez pas à visiter son site dédié à l'artiste pour le lien c'est ici
 


http://10000visions.cowblog.fr/images/Pochettes/MoondogMoondog.jpgC'est donc à partir de 1969 que Moondog commence à marcher commercialement (car il fut reperé par James Guercio qui bossait à CBS, à qui il avait vendu ses poèmes) avec cet album que je vais vous présenter. Cet album est donc considéré comme le chef-d'oeuvre de Moondog, mais surtout son premier véritable album. Louis Hardin dirige tout un personnel associant l'orchestre philharmonic de New York avec des musiciens Jazz. Ca donne quelque chose de magnifique, sensationnel. Un style unique appartenant bien à Moondog. Pour moi, son oeuvre de 69 réflète parfaitement bien sa personnalité et nous emporte directement dans son univers. Je m'explique, si l'on ferait écouter cet album (qui est, le disons bien, le plus accessible de sa discographie) à un gentil bonhomme ne connaissant pas le Viking de la 6e avenue, il serait tout de suite ému par la beauté et le charme de la musique d'Hardin.

Mettons que cet individu ça soit moi. C'est le premier 33T de Moondog que je me suis procuré sur ebay sous les conseils d'Amaury. J'ai tout de suite pris goût à ce curieux individu à la longue barbe. Et je me suis payé d'autres albums (comme ceux de Prestige, beaucoup moins accessibles d'écoute même si hypnotisant).

Le Theme démarre l'album, pièce originellement composée en 1952, mais finalement accompagnée par des violons, des cuivres et des percussions.

Ce n'est qu'une mise en bouche de 2 minutes et demie, car s'en suit Stamping Ground un morceau que l'on peut facilement reconnaître car il apparaît lors d'un dialogue entre Jeffrey Lebowski (Jeff Bridges) et Walter Sobchak (John Goodman) dans la magnifique bande originale de The Big Lebowski (1998) réalisé par les frêres Joël & Ethan Coen. Ce morceau est une pure merveille, un brin inquiétante, un brin réjouissante mais surtout enregistrée avec un canon magnifique. Le rythme caisse claire (surêment produit par des balais) apporte sa touche Jazz et les cordes apportent le classique. Le tout mène en progression à un unisson final digne de Moondog.

Le morceau est en D mineur, donc dans la veine du fameux  Lament I ("Bird's Lament"). Paradoxalement, qui ne connait pas Bird's Lament? Ce fabuleux morceau qui servit pour une pub France Télécom puis dans le générque de l'émission L'assiette Anglaise. Moondog a en fait écrit ce morceau en hommage à Charlie Parker, qu'il respecte énormèment. Quand sa mort fut annoncée, Hardin fut triste de l'apprendre et décida de dédier cette petite pièce mais totalement irrésistible de 1 minute 42 à Parker (d'où le Bird).
Le DJ Mr Scruff refera vivre le morceau en samplant une partie de la composition et en le mettant dans sa chanson Get a Move On.

Mais au délà de ces deux titres plutôts connus (je veux dire relativement à ce que Moondog a pu écrire à côté), il nous offre en troisième piste un mélo classique - plein de douceur et mélancolie mais surtout doté d'une précision incroyable dans le rythme des instruments - de 6 longues minutes : Symphonique # 3 (Ode to Venus) qui fut écrit en 54 (mais les codas seront rajoutées en 69).

Le disque se poursuit et la Face 1 se termine avec le joyeux et fabuleux Symphonique # 6 (Good For Goodie) qui provoque une cassure dans l'ambiance classique de la 3eme symphonie, et nous ramène vers l'ambiance musique de Rue mélée à du Jazz fusionnant classique, écrit en 1955 et dédié à Benny Goodman, clarinettiste et chef d'orchestre de Jazz américain (que Moondog a connu à New-York) où caisse claire, contrebasse et cuivres foisonnent jusqu'a créer une sorte de rythme canon décalé extremement bien réussi.

La deuxième face possède un morceau très curieux dans son découpage Minisym # 1 qui se développe en trois parties semblables à trois morceaux différents. Allegro a son rythme Trimba Moondog, qui ne change pas grand chose à ce qu'on a pu apprécier avant, car c'est toujours aussi prenant. Puis on retourne au classique avec la deuxième partie Andante Adagio puis à un mélange des deux avec Vivace. La première partie est donc Joviale, la seconde est lyrique et la troisième est vivace (avec un contre-temps du début jusqu'a la fin). Moondog jouera sur le 1er et dernier mouvement et dirigera l'orchestre sur le second. Tous les mouvements sont en 4 temps.

Wich of Endor est également un morceau composé de trois parties que Moondog a écrit pour Martha Graham (danseuse américaine innovatrice de la danse moderne). Il commence et termine en 5/4 temps. Les trois parties (Dance ; Trio ; Reprise of Dance) décrivent l'histoire de Saul. Moondog joue de la Trimba sur les sections de danses et dirige l'orchestre sur le reste de la pièce.

Enfin l'album se termine avec splendeur sur une touche classique, avec Symphonique # 1 (Portrait of a Monarch), un portrait musical de Thor le Normand, empereur de la terre. Il commence vigoureusement, impérialement puis passe sur un rythme jovial et enjoué. Une véritable réussite, qui conclut cette oeuvre incroyable et surtout très originale.

Grâce à la trimba, instrument qu'il a crée lui même - et qui n'a jamais été fabriqué car il en circule une pièce unique que seul Stefan Lakatos, disciple de Louis Hardin, possède (j'ai d'ailleurs pu le voir en jouer et la voir de près le soir du 22 Mai) , il fait harmoniser un son inimitable où la patte de Moondog est laissée. C'est là qu'on reconnaît la beauté de la musique de Moondog, dans sa Trimba. (en savoir plus sur l'instrument)

Louis Hardin n'est pas très connu, il y a des gens comme Amaury qui arrivent à le faire découvrir, mais au fond, tout le monde ne le connaît pas. Pourtant, paradoxalement, qui ne connaît pas Bird's Lament? Moondog fait partie de ces perles dont la face magnifique est eclipsée par une non-popularité alors que chacun d'entre nous connaît au moins une oeuvre de l'artiste (en l'occurence, c'est justement cet hommage à Charlie Parker). Il ne reste plus qu'a faire découvrir l'héritage musical de Louis Hardin, qui m'a fortement convaincu avec cet album. Et qui est en devenir, d'un de mes artistes préférés. Maintenant il ne vous reste plus qu'a écouter, ce que je vous encourage vivement à faire.

Moondog tente avec cet album, d'atteindre la perfection, l'harmonie parfaite, et il continuera à la chercher jusqu'en 1971 avec Moondog II qui est la suite logique de cet pièce.
 


Playlist Moondog

Moondog - Stamping Ground [2:39]

Moondog - Symphnonique # 6 (Good for a Goodie) [2:47]

Moondog - Minisym # 1 [5:46]

 (Et pour les retardataires) Moondog - Lament 1 (Bird's Lament) [1:44]
 
 

 

Samedi 22 mai 2010 à 13:48

http://s2.noelshack.com/uploads/images/17420201995581_headerox.jpg





  
Si je vais vous écrire ces quelques lignes sur le CBS de 1969 de notre cher Moondog, c'est pas anodin. Ce soir, grâce à Amaury et son Association Mukhayyar, je vais avoir la chance avec mon compère d'assister à une rétrospective du Viking de la 6eme Avenue. En ce samedi 22 Mai,
Stefan Lakatos, le disciple de Louis Hardin, va jouer de la Trimba et des percussions au sein du château des Ducs de Bretagne en compagnie de son groupe Spirit of Moondog composé de 6 saxophonistes. Et le concert sera ouvert par des élèves du conservatoire de Nantes qui joueront des morceaux inédits pour cuivres du Barbu aux Cornes. Magnifique non! Du coup je lance un petit coup de pub aux Nantais , à 20h ce soir (19h 30 pour l'ouverture des portes), n'hésitez pas à dépenser un pauvre billet de 5 € pour revivre l'esprit fracassant de Moondog au sein de la cité de la Loire-Atlantique.

   Je suis fervent de Moondog depuis un peu de temps grâce à Amaury (qui est surement l'un des plus grands fans), mais si je n'ai chroniqué pas un seul disque, c'est parce que les articles d'Amaury sur le Chien de la Lune sont bien foutues et je passerais pour un abruti si je le tente de le faire. Mais là je vais me lancer, donc laissez-moi vous présenter un de mes disques préférés : Moondog produit par CBS en 1969.

Spirit of Moondog - Rainbow Bridge
 


http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:ntF4DruyTqUSyM:http://www.pannonica.com/programme/photosartistes2009/avril-2010/moondog.gif



Vendredi 21 mai 2010 à 13:02

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/0/06/Ronnie_James_Dio_HAH_Katowice.jpgC'est avec tristesse que nous avons appris en ce dimanche du 16 mai 2010, la mort du très grand Ronnie James Dio, décédé d'un cancer de l'estomac à l'âge de 67 ans.

Ronald
James Padavona est né le 10 Juillet 1942, il a vécu une enfance dont la musique était sa vocation première (en particulier dès qu'il a commencé à jouer du Cor français et de la trompette). En hommage au mafieux Johnny Dio, il prend le surnom et le nom de carrière Ronnie James Dio dès qu'il accèdera au groupe de son lycée The Vegas Kings, dans lequel il jouera de la basse et chantera (alors qu'il n'avait jamais pris de cours de chants). C'est donc là que se révèle l'artiste, mais le groupe se renomme par la suite Ronnie Dio & the Prophets, qui sortira juste un live appelé Dio at Domino's.


Puis le groupe se dissout, et plusieurs membres se rassemblent avec Dio en 1972 pour former le groupe de Blues/Hard-Rock Elf et sort trois albums (Elf, Carolina County Ball & Trying to Burn the Sun). Ils sont majoritairement produit par Ian Paice et Roger Glover repespectivement chanteur et bassiste de Deep Purple.
Avant la sortie du dernier album de Elf, Ricthie Blackmore, l'ex virtuo
se guitariste de Deep Purple vient de quitter son groupe pour proposer à Dio de former un groupe emsemble. Dio se consacre alors au chant, et avec Ritchie et les membres de Elf, ils forment l'excellent groupe Rainbow symbolisant une fusion Hard Rock (de la touche de Deep Purple) avec du Blues/Rock (qui vient de Elf).
Emsemble ils sortent 3 albums studios (Ritchie's Blackmore Rainbow, Rising & Long Live to Rock & Roll) et un magnifique Live On Stage (1977).

En 1978, il met un terme à sa collaboration, et démarre une carrière solo qu'il abandonnera dès qu'il rejoindra le groupe Black Sabbath en 1979 pour remplacer Ozzy Osbourne. C'est à partir de là qu'il commence à populariser le fameux signe des "Cornes" (même si on certains affirment que c'est Gene Simmons, le bassiste de Kiss qui l'a popularisé).

Ils travailleront emsemble jusqu'en 1992 avec la sortie de Dehumanizer après avoir sorti deux albums studios (Heaven and Hell et Mobe Rules) ainsi qu'un album live.

Puis il continuera sa carrière solo qu'il avait entamée en 1983 avec l'album Holy Diver. A partir de là, il sortira 9 albums studios que je ne pourrais pas tous vous citer ainsi que 4 lives. Il apparaîtra dans le film Tenacious D and the Pick of Destiny dans lequel il joue son propre rôle mais il participera à des docus Rock et fera des apparitions dans un ou deux épisodes de la série South Park.

Après 6 mois de lutte contre son cancer de l'estomac, il succombe à dans la matinée du 16 mai 2010. Il finira sa carrière en collaborant avec les autres membres du groupe Black Sabbath avec lequel il a formé le projet Heaven & Hell dont l'unique album studio est sorti en 2008 The Devil You Know.


Il fut donc extrêmement novateur dans le mouvement Hard Rock et Heavy Metal américain, grâce à sa voix d'une grande amplitude vocale (passant de voix chaude grave à l'hurlement suraïgu) lui permettant d'accèder à différents registres musicaux. Mais c'était aussi un grand compositeur.

Repose en Paix, monstre du rock.

Elf - Rocking Chair Blues (live) [6:50]

Rainbow - Sixteenth Century Greensleeves (live) [7:36]

Black Sabbath - Neon Knights [3:53]

Ronnie James Dio - Holy Diver [4:46]

Vendredi 21 mai 2010 à 10:48

http://10000visions.cowblog.fr/images/Autre/rockandfolk1.jpg
Ce mois-ci, la rédaction du magazine Rock & Folk s'est attaquée au Rock Progressif. Bonne initiative j'ai envie de dire, d'autant plus que leur dossier est vachement bien foutu. Il est composé d'abord d'un édito sur le Prog, où ils donnent une de ces définitions! Mais vraiment géniale, on ne peut pas mieux décrire ce tel mouvement musicale en un paragraphe. S'en suivent un article plutôt compliqué mais bien ficelé sur le premier album des King Crimson In the Court of the Crimson King (1969), qui est mon album favori de prog.

Pour finir, ils établissent une discothèque idéale concernant les albums de prog (on peut noter du Pink Floyd, Jethro Tull, Van Der Graaf Generator, Matching Mole, Caravan, Soft Machine ou encore Gentle Giant) et explore quelque peu les horizons progressifs d'aujourd'hui (avec Origin of Symetry de Muse, OK Computer de Radiohead...).
Donc le dossier est magnifiquement bien foutu, et je me permets de vous écrire les quelques lignes rédigées par Pacome Thiellement :

"Le terme Rock Progressif découle du mythe dix-neuvièmiste du progrès. C'est l'idée que, non seulement, en travaillant bien, on fera mieux que ce qu'on fait nos prédécesseurs mais que, en plus, cette amélioration est inéluctable : elle aura lieu de toute façon. C'est une hypothèse très discutable, contraire à toute pensée traditionnelle (la lecture cyclique de l'Histoire) mais éventuellement fructueuse dans le cadre d'une création artistique, ne serait-ce que comme Tonic. Concrètement, ça veut dire : Déployer des parties internes très différenciées, avec des enchaînements innatendus et des accents Free-Jazz. Confier les textes à des poètes. Faire vombrir les Mellotron et customiser les guitares pour qu'ils et elles sonnent comme des orchestres fulminant. Abuser grave de la flûte traversière pour emporter les auditeurs comme des enfants - ou des rats - loin de leur village natal... Enfin, jouer des accords imprenables dans des tempos impossibles et faire ainsi ressurgir le diable, suivi d'une tripotée de gnomes comiques et ridicules. Mais derrière ce bric-à-brac mi-médiéval mi-saturnien, quelle musique : Le Rock Prog invente une forme imprévue d'intensité, impliquée par cette nouvelle donnée de départ. L'auditeur est pris dans une transe non répétitive. Les rythmes deviennent conscients. Violons et Synthétiseurs errent comme des chiens sauvages à la surface de son âme. Les petites voix trafiquées l'incitent à un dépassement permanent. L'homme sent le morceau monter en lui et parfois s'extraire de son propre corps comme une bête de film d'horreur. Le Rock Prog veut ressembler à un elfe ou à une fée mais, dans ses meilleurs moments, c'est à un monstre boursouflé qu'il fait penser. En lui, Saint Georges mute avec le dragon qu'il comptait équarrir, et un roi apparaît, élégant et glauque, faisant la somme de leurs puissances. Ce Roi, c'est King Crimson, qui est le visage en miroir du schizophrène du 21e Siècle. Un groupe actuel aussi grandiose que Sleepytime Gorilla Museum - croisant les influences de Marinetti, de Unabomber et de Robert Fripp - en est l'indice. Nous avons encore besoin du Rock Progressif, de ses mythes hypothétiques et de ses réminiscences à la lisière du kitsch, mais surtout nous avons encore besoin de la cour, flamboyante et dévastée de King Crimson pour situer poètiquement notre place sur la Terre."
 

Si quelqu'un me définis mieux le genre, il aura un sandwich au poulet.
Donc au délà d'avoir une pochette immonde (en même temps Rock & Folk oblige malgré son contenu à contre-sens) et ses éloges de Courntey Love et Keith Richards plutôt réussies, ce dossier sur le Prog est tout simplement génial et je vous invite à vous le procurer vite fait! 

Et puis tiens si vous avez du temps devant vous: la première partie oeuvre novatrice dans le Prog de Mike Oldfield, dans l'album du titre éponyme (sorti en 1973). William Friedkin reprendra le thème pour son Exorciste.

 Mike Oldfield - Tubular Bells (Part One) [25:30]


http://upload.wikimedia.org/wikipedia/en/0/0d/Mike_oldfield_tubular_bells_album_cover.jpg
 

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