10000Visions

10, 000 Chroniques de Disques, Lives & autres.

Jeudi 26 août 2010 à 15:00

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Il y a quelques temps, je lisais les dernières lignes du livre autobiographique de Nick Mason, sur sa vie dans le groupe Pink Floyd, autrement dit son entière vie d’adulte ainsi que la carrière des Pink Floyd avec l’auteur lui-même dans le rôle du batteur. Ce n’est pas con, Nick est le seul des 5 membres à avoir vécu l’intégralité de l’expérience Floydienne. Syd Barrett a été viré après la sortie The Piper at the Gates of Dawn (1967) [plus précisément son départ officiel étant le 6 avril 1968] puis mort en 2003, David Gilmour n’est arrivé qu’à partir de A Saurceful of Secrets (1968), Roger Waters quitte officiellement le groupe en 1987 après l’enregistrement de The Final Cut (1983) et enfin Rick Wright est parti temporairement du groupe après The Wall (1979) - même si sa décision était déjà prise pendant l’enregistrement – puis reviendra pour A Momentary Lapse of Reason (1987) et maintenant est décédé depuis 2008. 

Nick Mason est bel et bien l’unique membre constant des Pink Floyd même si le groupe n’a pas connu énormément de changements. Grâce à l’aide de Philip Dodd, et aux souvenirs de son entourage, Nick livre la vraie version honnête des faits Floyd. De Sigma 6 au Live 8 de 2005 en passant par les conflits internes, les joies et les peines, les réussites et les echecs. En sachant que Nick a toujours été neutre (je veux dire par là, que si c’était Rick qui raconterait l’histoire il passerait un chapitre entier à insulter Roger et réciproquement) et donne sa version des faits avec un humour omni-présent très subtil sur lesquels je me suis tapé de bonnes barres !  Le livre est bien écrit, extrêmement passionnant à lire, jamais ennuyant jusqu’aux dernières lignes (avec un génial post-scriptum et une intéressante chronologie) et pour désormais écrire sur les Pink Floyd je me référerais à cette bible - en devenir de mon livre de chevet – en pompant le maximum d’informations dedans afin qu’elles soient véridiques et non pas copier-coller Wikipédia. 

Même si il s’égare parfois agréablement dans des histoires d’automobiles (car la passion du batteur étant les voitures de courses), Nick ne se penche jamais trop vers sa vie privée ce qui nous permet d’en savoir le maxi sur l’histoire du groupe. Ce qui est intéressant c’est aussi de voir le monde musical se formant autour d’eux, que ça soit leurs fréquentations avec The Who, Jefferson Airplane, Led Zeppelin, Cream, The Jim Hendrix Experience… Tous ces géniaux groupes marquant les années 70/80 comme l’a contribué les Pink Floyd. Le Livre contient également des images d’archives étonnantes ou émouvantes mais la plupart du temps excellentes et de documents précieux.  

Enfin il y a cette splendide couverture de livre créée par Storm Thorgerson (génie faiseur de 75 % des pochettes du groupe) rappelant l’univers de Magritte. 

D’ailleurs Alan Parker (réalisateur du film The Wall) a cité sur ce livre J’ai tellement ri que j’en avais mal aux côtes. C’est drôle, plein d’humour, bourré de détails croustillants. Un livre important, intelligent : un style délibérément Rock’n’Roll, plein de candeur et d’esprit. Je pense que cela suffit pour résumer ma pensée, et de ne pas trop m’éloigner sur des détails inutiles. 

Du moins, je vous encourage fortement à le lire.

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Jeudi 26 août 2010 à 14:00

 Bonjour à tous et à toutes,
Ca va faire plus d'un an et quelques mois que je vous bassine avec ça, et pourtant j'insiste et persiste. Je compte démarrer une thématique consacrée au groupe britannique Pink Floyd car je suis en ce moment, au sommum de ma passion pour un groupe, ce qui ne me n'est jamais arrivé. Avec ce que j'ai lu, vu et surtout entendu [et sans copier/coller Wikipédia], j'ai déjà réecrit une partie des albums dont je vous ai déjà parlé, et ce n'est pas fini : je compte chroniquer l'intégralité (ou presque) de la discographie du groupe et parfois m'éloigner sur des ouvrages, des albums solos, des lives filmés ou enregistrés et même ceux auquels j'assiste et qui auraient quelqonques rapport avec le groupe, ainsi que quelques documentaires. Je vais un peu me lâcher en cette période, même si c'est bientôt la rentrée. Du moins, dans cet article que je mettrais à disposition et que je mettrais régulièrement à jour, je vais centraliser l'intégralité de ce que j'écris à propos de mon groupe fétiche et favori. Pour cela il vous suffira juste de cliquer sur les images disposées pour pouvoir lire quelques lignes sur chaque élément du groupe.
Bonnes lectures et bonnes musiques.
Discographie du groupe :

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Live(s) Vécus :

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Bouquins et autres bidules :

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Mercredi 25 août 2010 à 20:30

http://10000visions.cowblog.fr/images/Pochettes/hawkwindhallf.jpgHawkwind - Hall of the Mountain Grill (1974)
Par Brieuc
Avant d’officier en tant que mentor et bassiste/chanteur du génial groupe Motörhead, faut pas oublier que Ian ‘Lemmy’ Kilmister a joué de son instrument dans un groupe britannique considéré comme Prog, mais qui évoluera logiquement vers l’éléctronique puis le mouvement techno mais influencera pas mal la vague néo-psychédélique. Selon mes opinions, la meilleure période de Hawkwind se situe entre l’arrivée et le départ de Lemmy en 1975, viré parce qu’il n’était pas tellement dans le trip psychédélique du groupe.

 Nik Turner a fait pas mal d’efforts, même quand il s’est de plus en plus penché vers le planant mais n’égalera jamais ce qu’il a fait avec ses compagnons dans les premiers albums, tels que In Search of Space (1971) avec le succès commercial du 45 tours Silver Machine chanté par Lemmy en personne. Mais aussi avec le double album live prodigieux Space Ritual (1973) qui va venir immortaliser les énergiques prestations scéniques du groupe avec textes hallucinés déclamés par le poète Robert Calvert et l’auteur de science-fiction Michael Moorcock ou encore participations de la danseuse Stacia (aux seins nus, on voit du coup de quel point Lemmy est parti pour mettre maintenant des strip-teaseuses pour quelques uns de ses concerts avec Motörhead) au point d’en faire un spectacle total.

Après une légère déclination, le groupe se ressaisit très vite avec ce qui est pour moi leur meilleur album Hall of the Mountain Grill en 1974 considéré comme le meilleur album de la carrière du groupe britannique. Peut-être le plus abouti, le moins sauvage et même le plus planant du groupe. The Psychedelic Warlords donne le ton de l’album avec un Rock sauvage illuminé par le saxophone de Nik Turner. Mais ce n’est pas le meilleur s’en suivent des morceaux de différentes mentalités. Même si You’d Better Believe it reste dans la veine du premier morceau avec 7 minutes d’énergie considérable. De mon côté, le morceau qui m’a révélé Hawkwind reste et restera toujours le morceau titre, court mélancolique et atmosphérique instrumental composé par le nouveau violoniste/claviériste Simon House où une ligne de piano accrocheuse se fait accompagnée par une montée en puissance du mellotron. Incroyablement magnifique.

Wind of Change (aucun rapport avec le morceau de Scorpions) est également magnifique, un violon aérien s’échappe d’une mer de chœurs et de Mellotron pour accoucher d’un pur ovni. J’associe souvent le génial D-Rider au morceau terminant la 2e face, c'est-à-dire Paradox car les premiers accords de guitares se ressemblent énormément pour ne pas dire qu’ils sont identiques. Lemmy joue exceptionnellement de la guitare sur Lost Johnny où l’on peut déceler la puissance de Lemmy qu’il exercera par la suite dans son groupe avec sa basse imposante de ce dernier et sa voix (qui s’est métamorphosée par la suite, mais qui est très reconnaissable par moments, notamment dans ce morceau).

C’est du Rock purement cosmique, toujours planant (de courts instants comme dans le morceau Goat Willow avec l’orgue de Dave Brock), d’excellents musiciens sachant alterner leurs instruments habituels avec des claviers ou d’autres bidules pour rendre leur musique totalement unique, modifiant leurs voix et testant de nouvelles techniques, utilisant du synthétiseur récent sans faire kitsch et mettant des effets rappelant Klaus Schutze, le tout accompagné d’une batterie impressionnante de Simon King. Un disque novateur, mais pourtant discret.

Hawkwind - The Psychedelic Warlords [3:40]

Hawkwind - Wind of Change [5:08]

Hawkwind - D-Rider [6:14]

Hawkwind - Hall of the Mountain Grill [2:14]


Mercredi 11 août 2010 à 18:03

http://10000visions.cowblog.fr/images/Pochettes/BODeadManNeilYoung.jpgNeil Young - Dead Man (1995)
Par Brieuc
La bande originale Dead Man est le fruit des improvisations musicales du grand Neil Young, destinées à accompagner le film d’auteur de Jim Jarmusch ; Evocation cynique du poète William Blake - interprété par Johnny Depp aux côtés d’une panoplie de bons acteurs - dans un noir et blanc somptueux laissant court à une histoire sordide, d’une cruauté sans précédent et d’un glauque violent pourtant non-présents dans la filmographie du cinéaste.

Jim écoutait beaucoup de Crazy Horse et de Neil Young sur le tournage du film, et son fantasme reposait sur une musique de ce dernier pour donner ambiance à son œuvre. Les espoirs étaient vides, mais après visionnage d’une séquence du film, le guitariste en question a accepté sans hésitations. Ca donne la bande originale de Dead Man, renforçant son caractère mystérieux.

 En majeure partie, le contenu est représenté par six solos de guitare électrique où Neil n’y va pas de main morte sur la distorsion, allant d’une durée de 2 minutes à 14 minutes (Sachant que j’ai une grande préférence pour le 3e). Un atmosphérique solo d’orgue d’une minute trente prend place tel un fantôme, puis se fond dans un dialogue symbolisant la rencontre entre William et Nobody (pour ceux qui ont pas vu le film, c’est un Indien rendant philosophie sur la destinée de Blake, et qui est sensé réveiller son âme de poète, et le convaincre qu’il est le poète mort du même nom). Justement, la BO est surtout constituée d’interminables dialogues incroyablement bien ficelés où Neil s’immisce minutieusement avec quelques notes accrocheuses… Souvent revient les magnifiques lignes de William Blake If the Doors of Perception  were Cleansed, Everything would appear to man as it is… infinite lues par Johnny Depp en personne.

Neil Young joue de la guitare électrique, acoustique, de l’orgue et parfois du piano défectueux, parvenant à donner un style unique pour l’ambiance du film. Il pourrait jouer du biniou ou du triangle, le film aurait toujours la même beauté car Young a pigé comment le réalisateur ressentait son long-métrage et savait pertinemment comment il devait improviser sa musique, sûrement inspiré en partie par l’excellence de l’image. Jim Jarmusch et Neil Young forment un duo improbable, et cette collaboration se reproduira lors de Year of the Horse, documentaire sur la tournée du guitariste/chanteur avec les Crazy Horse, respectivement filmé par le réalisateur.

Il ne faut pas oublier que c’est le film/l’album/la musique qui m’a révélé à quel point Neil Young était grand, quand je m’étais pris une claque phénoménale propulsant Dead Man dans mes films cultes. Grâce à lui et à sa bande son, j’ai commencé à m’intéresser à Neil, qui est depuis devenu un de mes idoles.

Neil Young (with Johnny Depp) - Dead Man Theme [3:01]
 

Mercredi 11 août 2010 à 17:29

http://10000visions.cowblog.fr/images/Lives/PattiSmithheracousticband.jpgPATTI SMITH & HER ACOUSTIC BAND
Le 1er Août 2010-08-10
Piazza San Marco (Venise)
Durée : 1h 30
Patti Smith : Chant & Guitare
Lenny Kaye : Guitare
Jay Dee Daugherty : Batterie
Tony Shananan : Basse
et une claviériste dont je ne connais pas le nom





Je vais pas faire mon routard 2010, mais en arrivant à mon premier jour sur trois de vacances à Venise, j’aperçois avec étonnement un marchandising destiné à Patti Smith (dont les bénéfices sont destinés à l’association « Emergency », je me suis donc acheté un T-Shirt de la tournée signé main par Patti). Et je vois ça :
http://userserve-ak.last.fm/serve/_/48230961/Patti+Smith+per+Emergency+pattismith.jpg

Je rêve ?

« We Shall Live Again » Venise 1er Août.

Patti Smith et son groupe acoustique (un guitariste électro-acoustique, un bassiste, une claviériste & un batteur) donnent un concert en plein air sur la piazza San Marco le jour de mon arrivée. Si c’est pas une surprise… Après avoir pris mes billets, je me dirige vers la scène avec les musiciens qui répétaient déjà. Puis arrive Patti pour chanter un morceau, salue ses fans et les prend en photo.

Le spectacle était un concert bénévole dont l’argent des places est donné à l’association Emergency. Pour introduire le concert, 5 ritals bien engagés sont arrivés pour expliquer en quoi consistait cette association intéressante, et quelles causes elles défendaient. J’ai un italien aussi pauvre qu’un album de Pascal Au bistro donc j’ai eu un peu de mal à comprendre leurs discours. Mais en gros, ils collectaient de l’argent pour construire des hôpitaux gratuits dans les Pays et villes en difficulté, notamment ceux vivant dans des guerres civiles. (et ça c’est bien chouette)

Après 10 minutes de présentation, arrive Patti Smith (habillée comme à la répétition…). Et quelle pêche ! J’étais plutôt loin de la scène, assis (ce qui n’est pas génial) mais peu à peu, les gens ont commencé à se lever et à se mettre sur les côtés pour se rapprocher et voir de plus près Patti. C’est vers le 5e morceau (Ghost Dance), que Patti, accroupie, fit signe au public de se rapprocher. Une cinquantaine de personnes court pour remplir la fosse séparant la scène du rang VIP. Et j’en faisais parti, je me suis retrouvé propulsé debout au 1er rang, à 3 mètres de Patti. [Je note que les gens - qui ont payé 90 € pour se mettre au 1er rang : et qu’ils voient des types dont la place a coûté 20 € se mettre encore plus près de Patti et leur cachant la vue – ont particulièrement gueulé]. C’était donc assez impressionnant sur les bords.

Accompagnée de sa bande (avec un guitariste - Lenny Kaye du Patti Smith Group des années 70 myspace
ici
- qui avait une grande classe, et que j’ai rencontré le lendemain à un restaurant et avec qui j’ai un peu discuté ; un bassiste du même style ; un batteur en costume blanc plus détendu que jamais et une claviériste introvertie), Patti délivre ses classiques de l’album Horses (Redondo Beach, Free Money…), de l’album Wave (Frederick qui démarre le concert) ou encore My Blakean Years (de Trampin’). Les rappels se centreront sur ses deux tubes : la reprise de Gloria de Van Morrisson et People have the Power. Au-delà de ça, elle reprendra Plays with Fire des Rolling Stones et rendra hommage à toutes les mères du monde entier et le poète Jim Carroll (décédé depuis un an jour pour jour). Une improvisation/lecture de poèmes sur Marco Polo. Etant très croyante, elle a surtout rendu un hommage au pape Jean-Paul 1er  avec un poème écrit de sa main, patriarche de Venise qui n’a tenu son rôle de pape que 33 Jours, humaniste et qui défendait des causes impressionnante.
Si je devais résumer ce concert en quelques mots, ça peut donner : Une ambiance dans le public à la hauteur de l’énergie impressionnante déployée sur scène, par sa légende encore vivante et ses musiciens.

"Jesus Died for somebody Sins but not Mine"

Set-list de Patti Smith

1. Frederick
2. Redondo Beach
3. Free Money
4. Plays with Fire
5. Ghost Dance
6. Mother Rose
7. Jim Caroll (Beaning the Southern Cross)
8. Marco Polo
9. Improvisation/My blakean years
10. Dancing Bare Foot
11. Jean-Paul 1st
12. True Music Wave
13. Pissing in a River
14. Because the Night
15. Gloria
16. Wing
17. People have the Power


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