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10, 000 Chroniques de Disques, Lives & autres.

Vendredi 12 février 2010 à 23:11

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Le Vendredi 29 Janvier 2010
L'Olympic (Nantes)
Membres : Romain Humeau (Chant, Guitare et autres bidules), Estelle Humeau (Basse, Claviers), Nicolas Bonnière (Guitare), Nicolas Courret (Batterie, Percussions)
Durée : 3h
1ere Partie : Misty Socks



Par Brieuc
Alala, les concerts où on se nique allégremment le dos, après 2h 30 de concert pur rock et où on vous écrase quand vous faites moins d'un mètre 60. J'ai pu en faire l'expérience, pour commencer cette année 2010 (car ma résolution pour cette nouvelle décénnie est d'aller voir une tonne de concerts) avec le groupe Bordelais "Eiffel" relève du rock français. En effet, Eiffel est un des groupes à faire vivre le rock Frenchie, en reprenant un aspect Noir Désirien en particulier avec Romain Humeau, qui à tout pour ressembler à l'aspect d'artiste et no
n criminel de Bertrand Cantat (Poète, Guitariste, Excellent Chanteur et compositeur, modeste, boucle d'oreille, cheveux ébourrifés et un charisme légendaire). Pour moi aller voir Eiffel en concert, dans la meilleure salle de Nantes (Non c'est pas le Zénith mes chers amis, même si il y a plus de places) me donnait l'impression d'assister à un Live de Noir Désir, gamin comme je suis.
Je ne vais pas vous cacher que je n'ai pas été déçu, au contraire, ça à envoyé du poney à mort!
On commence avec une petite 1ere Partie, non déplaisante évidemment. Il s'agit d'un little groupe français, faisant penser à du Pony Pony Run Run (non je vous le dis tout de suite, je peux pas blairer les pony pony run run) chantant à tue tête en anglais. Il est composé de trois personnes, et s'appelle "Misty Socks". Le groupe ira plutôt loin à mon avis. La bassiste, le Chanteur/Guitariste et le batteur étaient plutôts bons, mais faisaient de jolis bides, comme à la demande de la bassiste que tout le monde se mette à danser. Intolérant, Impatient et connard comme je suis, j'attendais Eiffel et je ne voulais pas de Misty Socks, ce qui m'a pas permit d'apprécier cette 1ere Partie, qui s'avère t
out demême oncuteuse.                                                                                                                                               
Mais après une heure de 1ere Partie + une demi-heure d'installation de matos, Eiffel arrive et je me met en prosternation devant Romain Humeau et sa troupe, commençant le live avec "Minouche". Premier morceau de l'album "A Tout Moment" sorti en 2009, très bon album, qui a débouché sur cette tournée.
Les deuxième et troisème morceaux sont moins attachants.
Mais il se relance directement avec "Ma Part D'ombre" extrait de l'album "Tandori", qui est de loin mon morceau préféré d'Eiffel. J'étais étonné qu'il le joue si tôt, mais cette puissance dans la voix de Romain est tellement forte qu'on vit pas qu'un peu le concert.
Ensuite pas mal de titres, de "A Tout Moment" à compter "A Tout Moment La Rue" single actuel d'Eiffel, qui se caractèrise par ses sifflements en choeurs. Vraiment génial. Mais aussi "Je m'Obstine" avec piano, et surtout beaucoup de paroles très recherchées ; "Nous Sommes du Hasard", "Le Coeur Australie" et beaucoup d'autres du même album que je ne pourrais pas vous citer, car je n'ai pas énormèment écouté cet album avant d'aller au concert. Je suis plutôt venu pour l'ambiance et l'esprit Noir De'z
Mais c'est vers la fin, que tout a pris son envol. Après avor terminé le concert, deux rappels sont effectués.
Tout d'abord, Romain Humeau annonce qu'il vont faire une reprise "Il s'agit de "Run Power" des Stooges" et moi qui suis un grand fan du groupe d'Iggy Pop, fut comblé... Et ça envoyait.

Et ensuite après deux morceaux qui bougeaient bien, Romain Humeau annonce qu'ils vont jouer un morceau adapté d'un poème de Boris Vian : "Je Voudrais Pas Crever".
Et c'est là que le live a pris toute sa dimension, magnifique, émouvant, intimiste... Romain Humeau nous transporte tout doucement dans la mélancolie du morceau, parlant par les paroles du grand Vian, d'un homme ne voulant pas mourir.
Puis à la fin, dans un élan de souffrance, Romain sort une sorte d'appareil-jouet pour enfant, imitant les bruits des animaux de la ferme (Cheveaux, Moutons, Vaches...) et avec ça, Romain nous fait un rythme, comme pour symboliser un retour en enfance. Puis la lumière s'affaiblit, et le live se termine.

Inutile d'utiliser encore plein de Superlatifs, pour vous expliquer à quel point ce live était énorme. Nicolas Baunnière à la guitare était génial et fou, son collègue batteur, un véritable Bûcheron mais par contre la muse de Romain Humeau, Estelle, n'était pas trop à la hauteur et un peu trop introvertie par rapport à son mari.
20/20 donc pour Eiffel, qui mérite de passer à l'étape supérieure, c'est à dire dans le panthéon du rock français avec Mano Negra, les béruriers Noirs ou encore Noir Désir... J'ai jamais dit que Eiffel était à la hauteur de ces groupes là, mais un live pareil fait tout de même réfléchir.
Si il passe dans votre patelin, n'hésitez pas à aller les voir, mais faites gaffe au places, elle sont à 20 € mais elle partent vite.
Je n'ai plus qu'a lever le bras et acclamer le rock français, en omettant tous ces groupes inutiles comme les BB Brunes, les Plasticines ou encore Naast.

Eiffel - A tout Moment la Rue (Ce soir ou Jamais)





Samedi 21 novembre 2009 à 19:32

http://10000visions.cowblog.fr/images/Lives/yesevent320x2402371.jpg-YES-
Le Jeudi 12 Novembre 2009
Cité Des Congrès (Nantes)

Membres : Chris Squire (basse), Steve Howe (Guitare), Alan White (Batterie), Benoît David (Chant et Guitare) et Oliver Wakeman (claviers)
Durée : 2h 20
Pas de 1ere partie








Par Brieuc
Septembre, on aperçoit dans ma rue une belle affiche nous informant que Yes se produira à la cité des Congrès en novembre. Salle extra, groupe légendaire, un des styles de prédilection (pas moins que le groupe) : on achète nos places malheureusement assises puisque pas de fosse pour le show. Pas d'Anderson pour cette tournée, car trop fragile au niveau du coeur à cause de sa récente crise cardiaque. Il sera remplacé par un quadragénaire québécois portant sensiblement la même voix légendaire. Hommage ou copie ? Un peu des deux je pense, mais ce remplacement entrainera une réaction chez les puristes Progeux (ou pas) qui déclarent que Yes n'est plus ce qu'il était, et que  sans Anderson ça vaut rien, que les membres sont en déambulateurs ... Mensonges et fariboles, Yes a toujours la pêche, même après 40 ans de travail plus ou moins satisfaisant, mais toujours planant au service du Rock Progressif. Le concert commence avec brio "Siberian Kathru", extraite de l'album "Close To The Edge", qui nous emballera directement. Il y a vraiment une bonne ambiance sur scène, même si les membres de Yes ne sont pas des bêtes, ils sont complices. Surtout par les présentations mutuelles des membres et surtout les mouvements synchronisés entre Chris Squire, qui certes à pris du bide mais est toujours  aussi bon sur scène, tant sur le jeu ou l'attitude, Steve et du jeune Benoît au moment où il s'emparera de sa guitare acoustique.

  Deux solos ont trônés sur cet excellent live, a savoir un énorme solo de batterie de 3 min et quelques par Alan White, mais aussi une partie acoustique de Steve Howe seul sur scène, nous reprenant son Mood for a Day de Fragile avec quelques bonus d'improvisations. On sentait que les membres s'amusaient comme des petits fous sur scène et c'est vraiment agréable a voir.  A part ça, on fait une rétrospective de leurs meilleurs albums exceptés Relayer faute de durée j'imagine. Avec la présence de Yours Is No Disgrace, I've Seen All Good People (inclus : You Move & All Good People) et surtout l'excellente Starship Trooper qui terminera le concert épiquement directement sorties du Yes Album. Le moment plutôt comique du concert est surtout pour And You And I  introduite par David Cette chanson est dédiée à toutes nos promises, où qu'elles soient elles, et qu'elles soient elles avec son bel accent québéquois assez cocasse. Ils étaient évidemment obligés de jouer le tube Owner Of A Lonely Heart tube de Yes, sorti du très mauvais album "90 125". Et même si la chanson est vachement commerciale, c'est toujours un plaisir de l'entendre, surtout quand elle est bien jouée. Evidemment, ils ne pouvaient pas quitter le concert sans avoir joué une issue de leur meilleur album "Fragile". Ils ont donc joué South Side Of The Sky ainsi que Roundabout vers la fin. Mais surtout et en particulier Heart Of The Sunrise mon morceau préféré de Yes, tellement magnifique, surtout au moment lyrique où Benoît David nous lance avec sa voix aigue "SHARP - DISTANCE, How Can the Wind with so many around me, lost in the cityyyyy" un moment juste émouvant.

Un concert Progressif aussi planant doit se vivre une fois dans une vie, avec un groupe de qualité encore plus. Même si ils ont déjà bien vécus, je dirais simplement : Longue vie à Yes. C'était à Brieuc, à vous Guillaume.



Par Guillaume
So, la playlist ayant été plus ou moins énoncé par mon compère, je ne ferais que dire les impressions que j'ai eu sur les membres et les chansons, et surtout Chris Squire, puisqu'étant moi même bassiste je ne peux qu'admirer ce Dieu de la basse et sa bonne vieille Rick, qu'il a d'ailleurs troqué tout le long du concert par une Lakland, une Electra Westone et une autre que je déclarerai en me trompant qu'il s'agit d'une Alembic.

Le léger bémol du concert serait peut être la chanson "Tempus Fugit", extrait de Drama le bien nommé, et son choeur de "Yes, Yes" pas très inspiré mais qui a pour avantage sa faible durée. On voit assez bien que tous les membres s'éclatent, surtout Squire, même si Steve Howe s'amuse de temps en temps avec sa guitare Line 6 posé sur un trépied et sa merveilleuse pédale de Lap Steel (merci Amaury), sans oublier son solo acoustique où le maitre se dévoile un peu plus, reçu par un tonnerre d'applaudissement. Tient d'ailleurs, parlons en du public, constitué des trois quart par des parents trimbalant leurs gosses (ou pas) et d'anciens de cette époque perdue qu'était celle Yes, du LSD et du prog, le reste composé de gens comme nous (comprendre explorateurs de vieux trucs) et de jeunes chevelus totalement possédés par la musique Progressive, ce qui donnait un accueil inégal et pas toujours aussi réceptif qu'on l'aurait voulu, surtout quand les deux gradins de la salle sont à moitié vides...

L'absence d'un bon vieux "The Fish" (et de "Close to the Edge", mais ca c'ét
ait pas très étonnant) m'a un peu manqué, mais Squire a su se rattraper autrement, d'autant que ses back voices étaient étonnement justes et complémentaires de ce bon Benoit David et ses chemises à paillettes, qui, baignées de lumières roses, nous ont rappelées que Yes était détesté a cause de ce genre de mise en scène foireuse et kitch qui leur colle à la peau, mais bon, personne n'est parfait...
Bref, un concert au top pour ce groupe qui a bien vécu et qui a poussé le prog très loin, ce qui est bien ce qu'on lui reproche, à tort ou à raison d'ailleurs.

Setlist de Yes

1. Siberian Kathru
2. I've Seen All Good People
3. Tempus Fugit
4. Onward
5. Astral Traveller
6. Yours is no Disgrace
7. And You And I
8. Mood For a Day (Steve Howe Solo)
9. Owner of a Lonely Heart
10. South Side of the Sky
11. Machine Messiah
12. Heart of the Sunrise
13. Roundabout
Rappel :
14. Starship Trooper

Voici une vidéo que j'ai réussi à prendre grâce à un appareil photo a la qualité médiocre, voire même insupportable. Etant donné que je ne sais pas cadrer sans avoir mal aux bras, vous aurez peut-être du mal à apprécier l'intégralité du solo du batteur de Yes, Alan White.





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